Natacha Sansoz

Aux chiottes la flotte!

L'ensemble de ces œuvres a été créé par le collectif AIAA à l'occasion de la biennale Mont de Marsan sculpture sur le thème de l'eau en Mai 2010.



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Bassin Jacob de La Fontaine
Water Closed
1m3 d’H2O
Epure l'eau du futur!
Projet Aux chiottes la flotte!
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Bassin Jacob de La Fontaine

Fontaine installée place de la Mairie de Mont de Marsan. Sculpter de l’eau ? Par un assemblage d’équipements sanitaires, de “ready made” (référence à peine voilée à Marcel duchamp et sa Fontaine); le public est amené à réfléchir sur la notion de consommation d’eau, le sensibiliser sur la responsabilité collective face à un des enjeux majeurs du XXIe siècle. Parodie poétique des fontaines classiques à débordement, la composition se rapproche de la fontaine de type “choucroute napoléonienne”. Amoncellement d'éviers, de toilettes, d'urinoirs, et de baignoires, cet agencement de faïence surplombe deux bassins qui se font écho. Œuvre sonore autant qu’esthétique, une fontaine se regarde et s’écoute. Traduisant “l’angoisse du robinet qui coule”,la composition fait référence aux petits gestes du quotidien, au gaspillage représentatif de notre société, et provoque la nécessaire prise de conscience individuelle. Tandis qu’on ne regarde plus ces fontaines de 6 jets d’1,50 mètre qui jaillissent tels des geysers islandais que les mairies se paient pour valoriser le centre-ville, il est étonnant aujourd’hui de pouvoir trouver une source naturelle d’eau potable sortant de terre comme les premiers hommes l’ont trouvée. Se pencher et boire… C’est de ce paradoxe, dont parle le collectif AIAA avec le bassin Jacob Delafontaine, en cherchant un discours brut et des ajustements aquatiques merveilleux pour servir leur propos. Le 20e siècle industrieux a fait son chemin sur nos ressources en eau. Couvertes d’une croûte stérile et étanche, les eaux de ruissellement se dirigent directement vers les nappes phréatiques supérieures ou vers les cours d’eau. Résultat : l’eau d’hier n’est plus potable ; et celle d’aujourd’hui est déjà celle d’hier car elle est souvent puisée dans des nappes d’eau profondes dites « captives » qui se renouvellent sur des milliers d’années.