Les sculptures présentent des volumes uniques en confection couture. Ces volumes sont bases de recherches plus fétichiste, affective, voir nostalgique qu'esthétique. Ils sont constitués de trois principaux textiles, reminiscence de l'enfance : la fourrure synthétique 70's, la toile cirée / skaï et le tissu éponge.


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2002 Ecorche
2004 Viril
2007 Shite
2008 Kenshi
2009 Bronze (gold)
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2002 Ecorche

Une corde rouge en coton suspend un volume en tissu au milieu de l’espace. Cette sculpture se compose d’un corps en tissu éponge rouge, recouvert partiellement de fourrure synthétique bleue. Un personnage humanoïde à la tête animale, celle d’un canidé se dessine arqué vers le bas, le ventre tiré vers le haut par son cordon ombilical. Cette figure est celle de la divinité égyptienne Anubis. L’œuvre est la fin d’un parcours, d’un long processus qui a amené le dieu à s’auto écorcher afin d’utiliser sa propre peau pour embaumer son père Osiris, assassiné par son oncle Seth avide de pouvoir. Je rêve de lui, je dessine sa silhouette, j’en fais un patron. Le trait glisse sur le papier. Déjà un premier passage des ciseaux révèle une forme. Sur la surface du tissu, les ciseaux dupliquent le dessin dans la matière. Cette douce plage d’éponge attire mon corps, je veux l’amener à nous. Que nous puissions en jouir. La surface tissée devient ainsi lambeaux de chair inerte. Dermes éparpillés, je dois, comme celui que j’aime l’a fait avant moi les rassembler. La machine soude de fil rouge l’envers de la chair. Je retourne et comme par magie apparaît le Tikenou. Cette peau fluide, molle repose un temps en paix. Ce sacrifice au père est le résultat d’un passage vers le territoire de la maturité, la fin du conflit oedipien. 2002 marque une étape décisive dans l’évolution des Pelomorphes, celle de leur naissance. Dans un parcours douloureux, un rituel initiatique, l’Ecorché s’affranchi de la plastique du lion, du doudou originel.