Parfois angoissante et mortifère, souvent radieuse et
colorée, cette galerie d’autoportraits nous convie à regarder par-delà les
apparences. Ici, c’est l’ombre qui est le sujet. Des réseaux organiques
affleurent, l’intériorité est mise à nu, comme si le tréfonds se donnait à
voir…
Entièrement
réalisées à la prise de vue, ces images relèvent d'un geste purement
photographique où le procédé rejoint le propos. Mettre en lumière l’ombre
revient à regarder l’obscurité, à poser son regard sur ce qui n’est pas clairement
visible. Ces photographies s’apparentent à l’imagerie médicale. Symboliquement,
la lumière traverse le corps et projette des représentations de
l’intériorité. Si elles semblent capter des parties d’âme humaine, ces images
permettent surtout une projection des forces et des tensions qui nous habitent.
Y apparaît en filigrane, le paradoxe de l’existence, tout à la fois couleur et
violence sourde.
Contient des photographies issues des séries Dégénérés et Genre humain.