Véronique Lamare

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La notion de dépense telle que je l'aborde dans ma pratique artistique n'est pas de l'ordre d'une recherche de performance au sens physique d'un état d'épuisement ou d'une limite à atteindre, mais une façon de questionner, d'envisager, le rapport au corps et à l'espace environnant. Un corps en chantier qui se construit à travers sa confrontation à ce qui l'entoure, par l'accumulation d'expériences.
Le corps c'est ce que l'on a "sous la main"… à la fois matériau et outil.

La plupart des actions sont filmées et pensées en fonction de la captation vidéo.
Repérer les cadrages donnés par l'agencement d'architectures urbaines. Activer une dépense.
Les gestes, mouvements et déplacements viennent alors souligner le rapport corps/espace, corps/environnement, corps/architecture.
Le corps en mouvement s'inscrit dans le champ délimité de la caméra, et par son action vient épuiser le cadre.

L'attention est portée au processus.
Chaque pièce, chaque vidéo, chaque action, n'est possible que parce que celle d'avant a eu lieu et d'elle va naître la suivante. Comme autant de strates.
Toutes ces actions liées entre elles contribuent à l'élaboration d'une œuvre à appréhender de façon plus globale, élargie à d'autres formes.





MétaCampementPAC2012Bis